INTERVIEW : SKULL

Une passion pour l’art et un attrait pour les lieux insolites, ont naturellement poussé Skull, artiste illustrateur français, vers l’exploration de la rue à travers ses images fantastiques alliant collages et graphisme. Il y trouve un terrain de jeu grandeur nature pour ses créatures d’un autre monde, où elles peuvent communiquer et interagir avec nous.

Skull, ambassadeur d’une planète imaginaire, née dans les méandres de son cerveau, à qui il donne vie au gré de ses escapade urbaines, nous livre en quelques questions des bribes de son art.

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WUD : Bonjour Skull, peux tu présenter en quelques mots pour nos lecteurs ?

Issu d’une formation en dessin animé et illustration, j’évolue professionnellement dans ces 2 domaines. Une envie de grandeur dans la réalisation m’a naturellement guidé vers la rue. Ainsi est née mon amour pour le streetart, système parallèle de diffusion de l’art. J’y aime cette liberté de l’oeuvre. Une fois  sur le mur, elles ne nous appartient plus. Le côté éphémère et fragile de l’oeuvre est très romantique à mon sens et j’y développe ainsi ma créativité à travers diverses influences surréaliste, expressioniste et moderne.

On t’a vu très actif récemment dans la rue. Combien de temps tu passes pour trouver les endroits où tu vas poser ? Comment les repères tu ?

Je ne fais pas vraiment de repérage. Disons que je repère les endroits intéressants au grè de mes ballades et dessine le collage en fonction. Mais bien souvent, ça se décide sur le vif au cours de la session.

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Ton univers est très proche du fantastique. D’où te vient cette passion pour les petits monstres ?

Je ne sais pas trop, j’ai toujours aimé les histoires de monstres. Ca me plaisait d’imaginer leur vie à eux plutôt que celle du prince à 2 balles venu les embrouiller.

Inventes tu des histoires pour chacun de tes personnages ?

Oui ça m’arrive assez souvent, comme tout dessinateur j’imagine. Beaucoup de mes personnages sont perdus dans cette jungle urbaine, ils cherchent une issue ou juste qu’on fasse attention à eux.

Tu fais également des fresques avec d’autres artistes. Quels sont ceux avec qui tu collabores régulièrement ?

Le plus souvent ça se passe avec LoeilPartoo et aussi Sixo quand il est dispo. Une collab de cet été avec Skio aussi était sympa. Des gens avec un encrage intéressant, c’est ce qui m’intéresse.

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Tu touche aussi à beaucoup de supports. Travaillé à partir d’une bouilloire par exemple, ça te vient comment ?

La bouilloire, c’était un custom pour une expo collective de la marque Ambiguous. Je ne fais pas spécialement de custom par moi même. Ce sont généralement des demandes pour expos ou autre. Quand ça se présente je dis pas non, je trouve ça marrant.

Le street art connait de plus en plus l’engouement des médias et du grand public. Est ce que les expositions comme 400mL, par exemple, t’apporte une visibilité supplémentaire en matière de travaux rémunérés ?

Celle-ci précisément non car ma collaboration était des plus humbles, juste une bombe. En général, le mileux restant assez mince malgrès tout, l’apport se fait plus à travers les rencontre et le partage d’une passion.

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On fait toutes sortes de rencontres quand on traine dans les rues le soir. As tu une anecdote qui te vient à l’esprit sur une session particulière ?

En règle générale, ça se passe bien car, pour peu que tu aies un minimum de talent, les gens sont plutôt réceptifs à ce que tu fais sur les murs. Mais une fois, alors qu’une vieille dame arrosait ses plantes à la fenêtre:

« – C’est beau hein ce que vous faites!
– Merci, répondis-je avec un grand sourire, touché de cette attention.
– Ça vous amuse de dégueulasser les murs?!!! COONNAAAAAARRRDD !!! »

Le lendemain y avait plus rien.

Les vieux sont drôles pour ces actions, une autre m’a dit que j’étais fiché et qu’elle connaissait tout sur moi, mes moindres faits et gestes…

Notre question rituel : quelle est la chose la plus absurde, dont tu te souviennes, que l’on t’ai dit sur ton travail ?

J’avoue ne pas franchement m’en souvenir, je crois que je retiens bien mieux les compliments ahah. Mais si un truc est revenu plusieurs fois, c’était, en général, me prendre pour un adorateur de Satan.

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